Can Indonesia’s capital be made more livable – or must it be moved?
- Bruno Philip
- Guardian Weekly, Tuesday 28 December 2010 14.00 GMT
on cities and citizens
DJAKARTA,
Envoyé spécial
Polluée, surpeuplée, engoncée dans son carcan d’embouteillages, Djakarta a-t-elle atteint son point de saturation ? A première vue, la capitale de l’Indonésie semble être le contre modèle type du développement harmonieux. Une sorte de précipité caricatural de la mégapole invivable réunissant tous les maux des concentrations urbaines de pays émergents.
C’est la plus grande ville du monde sans métro. 9,6 millions y dorment mais le jour, la population passe à plus de 12,6 millions, provoquant soir et matin le transit de trois millions de banlieusards. La circulation s’y écoule à une vitesse moyenne de 13 kilomètres à l’heure et certaines statistiques indiquent que l’on peut facilement passer de trois à quatre heures par jour coincé dans les encombrements. Les estimations de la perte de productivité liée à l’engorgement se chiffreraient à quelques deux milliards d’euros par an.